J’ai eu un coup de cœur pour la pratique du SUP Yoga à l’été 2010. Ce fut pour moi la combinaison parfaite entre une pratique ancestrale, mon amour pour l’eau et les sports nautiques et mon besoin de connecter aux éléments de la nature!
Après plusieurs années d’enseignement du SUP Yoga et également l’enseignement de plusieurs formations sur l’eau, je cherchais une alternative à ma pratique intérieure lors de la saison froide. C’est de cette façon que l’idée à fait son chemin et que nous, mon mari Julien et moi-même, avons développé un objet qui pouvait répondre 100% à mes besoins : une plateforme de travail assez grande pour pouvoir effectuer mes postures de yoga et un degré de bascule simulant le mouvement de l’eau. La planche UNDA était née. De plus, avoir un objet fait de façon éco-responsable et à la main était un must!
J’ai donc transféré mes séquences de SUP Yoga sur cette planche. Bien que les effets positifs de l’eau n’y sont pas, j’ai tout de même constaté que le corps reconnaît certaines sensations ressenties sur une planche à pagaie. Et pour ceux et celles qui ont déjà pratiqué le SUP Yoga, les images en mémoires se réveillent au moindre mouvement sur la planche en bois… C’est comme reconnecter avec une pratique estivale, mais à l’intérieur.
Sachant que le corps n’est jamais totalement statique et immobile, le fait de pratiquer l’enchaînement précis de certains asanas sur une surface instable permet au corps de travailler différemment que sur une surface stable.
Par exemple, les chevilles étant davantage sollicitées, les participants prennent conscience de l’importance d’engager l’arche des pieds, tel que nous le répétons régulièrement dans les cours de yoga «classique».
De plus, on remarque parfois une certaine forme de pilote automatique souvent inconsciente dans la pratique du yoga. Or, sur la planche, c’est impossible car si notre attention et notre présence ne sont pas de paire avec l’exécution de la posture ou de la transition vers une autre posture, on perd assurément l’équilibre. Et c’est ce qui frappe souvent les participants! Aussi, cette pratique se fait à un rythme un peu plus lent, ce qui permet de s’assurer d’être bien enraciné dans la posture finale. Parfois, l’alignement peut varier légèrement afin d’avoir une meilleure stabilité.
Depuis que j’enseigne le yoga et le SUP Yoga, comme la majorité des professeurs, j’applique le principe du sthira sukha asana enseigné dans les Yoga Sutra de Patanjali. Sthira signifie fermeté, tenue rigoureuse. Sukha signifie agréable, souple et confortable. La pratique du Unda Yoga ne fait pas exception à cet enseignement. Même que je le répète régulièrement lors d’un cours.
À cela, s’ajoute l’aspect mental. Un mental agité donnera beaucoup de fils à retorde à l’équilibre du corps. Tout comme la respiration, si elle est bloquée ou simplement ignorée, l’union du corps et de l’esprit ne pourra faire «un» sur la planche d’équilibre.
Le regard et le focus visuel sont également des aspects non négligeables. Nommée drishti en sanskrit, c’est une technique de contemplation où le yogi concentre son attention et sa vision sur un point. Elle aide à la concentration, donc elle est parfois pratiquée comme une technique de méditation également. Dans la pratique du Unda Yoga, l’utilisation de drishti aidera à maintenir l’équilibre.
À qui s’adresse cette pratique? À toute personne qui souhaite ajouter une nouvelle dimension à sa pratique de yoga existante. Les sportifs confirmés tels que les triathlètes, les professionnels de sports de glisse ou les coureurs pourront explorer de nouvelles sensations et obtenir un excellent complément d’entraînement. Pourquoi? Parce que les facultés d’équilibres (évidemment!) seront mises au défi, la proprioception et le travail des stabilisateurs du haut et du bas du corps sont également très sollicités.
Au final, l’aspect du mouvement de l’eau calme le mental et apaise le corps. Par exemple, je suis convaincue que notre mémoire sensorielle se réveille lorsque nous sommes en balasana (posture de l’enfant) sur une planche UNDA et que ça lui rappel lorsque nous étions un nourrisson doucement bercé ou lorsque nous étions un fœtus vivant dans un milieu amniotique de faible pesanteur.
Ce n’est pas pour rien que les gens qui essaient la planche à pagaie, le SUP Yoga ou le surf en deviennent généralement accros. La fluidité des mouvements du corps procure un sentiment de liberté tout en apportant un aspect créatif et ludique.
Je crois sincèrement que le Unda Yoga a la possibilité d’être une pratique d’ouverture et d’expérimentation pour tout le monde.
Aloha!
Ne manquez pas Marie-ève Bertrand à Expo Yoga 2018!
]]>Voici une recette hyper nourrissante et gourmande, mais sans la lourdeur habituelle des plats gratinés: une lasagne sans fromage, mais avec du ricotta de tofu et une sauce crémeuse à la courge au goût fromagé! J’ai utilisé des pâtes à base de farine de lentilles, qui sont hyper riches en protéines, sans gluten et sans pré-cuisson, mais n’importe quelle pâte ferait l’affaire (choisissez des grains entiers si vous pouvez!). Il y a plusieurs étapes, et je vous suggère de tout préparer d’avance avant de débuter l’assemblage. Après, le fun commence!

Pour la ricotta:
Défaire le bloc de tofu en gros morceaux et le mettre au mélangeur ou au robot avec 1/2 tasse d’eau, 1/4 tasse de levure nutritionnelle, 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre, un peu de poudre d’ail et du sel et poivre au goût. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une texture de ricotta. Réserver dans un bol et rincer le contenant du mélangeur.
Pour la sauce à la courge:
Mettre les morceaux de courge rôtis dans le mélangeur avec 1/2 tasse d’eau, 1/4 tasse de levure nutritionnelle, 1 cuillère à soupe de moutarde de Dijon, un peu de poudre d’ail et du sel et poivre au goût. Réserver.
Pour la garniture de tomates:
Mélanger les tranches de tomates avec 1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique, du basilic séché, du sel et du poivre. Réserver.
La lasagne est prête! Elle sera parfaite servie avec une petite salade verte.
Bon appétit!
Cette recette a été originalement publiée sur le blogue de Pop Spirit.
Ne manquez pas les ateliers de Marie-eve Bertrand à Expo Yoga 2018.
]]>Pression à froid et coeur chaud
Existe-t-il meilleure gâterie qu’un brownie? Oui: le brownie au café et au sésame!
Dans cette recette, j’ai utilisé l’excellent café pressé à froid de Maelström. Le café pressé à froid a un goût prononcé, mais peu acide. Il est parfait pour cuisiner.
J’aime me lancer comme défi de cacher des haricots dans mes recettes. Celle-ci n’y fait pas exception! Les brownies aux haricots noirs ne sont pas nouveaux, il s’agit presque d’un classique. Le goût de café fera ressortir tous les arômes du cacao, sans aucun goût de haricots. On ajoute aussi un autre de mes ingrédients chouchou: le tahini! Les arômes de café, de cacao et de sésame se mélangent à merveille. Vous m’en donnerez des nouvelles!
Brownies au café et au sésame
Il vous faut:
* Pour consulter les points de vente (Québec et Montréal), visitez la section : Points de vente sur le site web du Maelstrom.

Pour la garniture:
Préparation:
Préchauffer le four à 350.
Recouvrir un moule à gâteau de 9″x13″ de papier parchemin.
Mettre les graines de lin moulues dans le café et bien mélanger. Laisser la préparation se gélifier pendant environ 5 minutes.
Mettre tous les ingrédients, sauf ceux pour la garniture, dans un robot culinaire. Ajouter le mélange de graines de lin et de café. Mélanger au robot pendant 1-2 minutes en raclant les côtés au besoin. Lorsque la texture est homogène, transférer la préparation dans le moule. Étendre uniformément.
Décorer avec du tahini au goût.
Enfourner pendant 30-35 minutes.
Attendre une vingtaine de minutes avant de couper les brownies. Décorer si on le souhaite avec le sésame ou le café moulu (et d’autre tahini si on en raffole!).
Cette recette donne une vingtaine de morceaux. Les restants se congèlent bien, mais cela ne sera probablement pas nécessaire… Vous aurez tout mangé en quelques jours!

Cette recette a été originalement publiée sur le blogue de Pop Spirit.
Ne manquez pas les ateliers de Marie-eve Bertrand à Expo Yoga 2018!
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