Pourquoi avez-vous décidé de fonder l’Espace Well Done?
Jessica souhaitait ouvrir un studio de yoga et pilates et moi un cowoking. C’est en jumelant nos deux idées que le concept est né, soit un espace chaleureux et rassembleur permettant la création de liens autant à travers le bien-être que le travail. Ces deux entités offrent une belle complémentarité et une diversification de nos revenus, car de jour nos espaces sont loués à des entrepreneurs tandis que le soir et les fins de semaine à des adeptes de yoga et pilates.

Qu’est-ce que vous apporte votre relation professionnelle entre sœurs?
Nous nous complétons bien, chacune ayant ses forces et ses habilités. Présentement, nous veillons au bon fonctionnement de notre entreprise, de la gestion, à l’apprivoisement, en passant par le service client, les médias sociaux et l’organisation d’évènements. Le fait d’être sœurs apporte évidemment son lot de défis, comme tout entrepreneur, car nous avons parfois une vision différente des choses. Toutefois, la grande contrainte est la place qu’occupe notre entreprise au quotidien; tout notre univers tourne autour de ce projet, donc difficile de lâcher prise, même lors d’un souper de famille!
Quelle est l’expérience yoga qu’offre le studio?
Le studio est vaste et lumineux et offre deux ambiances; le matin il apporte énergie et chaleur tandis que le soir il apporte zénitude et réconfort. Nous offrons une belle variété de styles de yoga et pilates, nos professeurs apportent leur couleur et transmettent avec passion leur amour du yoga et pilates.

Où puisez-vous vos inspirations au quotidien?
Nous avons un côté créatif très développé et tout est source d’inspiration! Magazine, journaux, médias sociaux. Nous aimons explorer des lieux qui sortent du cadre et offrir des expériences mémorables telles que notre yoga Panorama au sommet du stationnement Ethel à Verdun ou notre yoga biquettes (yoga avec chèvres). Pour ma part, étrangement l’inspiration me vient lorsque je suis dans le trafic ou en donnant le bain aux enfants, tandis que ma sœur l’inspiration lui vient plutôt lors de ses promenades matinales sur le bord de l’eau.
Photos : Caroline Perron photographies
]]>Décris-nous ta pratique de yoga estivale?
Comme j’habite en campagne en plein milieu de la nature, mes séances de yoga l’été sont principalement à l’extérieur. J’ai trois volets à ma pratique et je m’adapte selon mon horaire.
D’abord, la pratique sur l’eau sur l’un des quatre lacs autour de chez moi (je suis très choyée d’habiter dans les Laurentides !). J’essaie de faire de 3 à 4 sorties de SUP yoga (yoga sur planche) par semaine. Cette pratique est pour moi nettoyante, détoxifiante tout en étant relaxante et calmante.
Je pratique aussi dans le bois où je suis vraiment dans les éléments. Je n’apporte pas de tapis, j’ai les deux pieds directement sur la terre. Souvent, je vais jumeler cette pratique avec de la randonnée pédestre ou une marche en forêt.
J’ai aussi ma pratique à la maison qui est faite de façon très spontanée. Je m’installe sur le balcon ou encore je déroule mon tapis devant l’ilôt dans la cuisine avec les enfants autour de moi qui essaient de reproduire les poses !
Qu’est-ce que l’eau t’apporte?
Quand nous sommes dans l’eau, nous sommes vraiment à la merci des éléments. Quand nous sommes dans le bois par exemple, nous sommes sur la terre ferme, c’est un élément qui est connu pour nous.
Quand nous embarquons dans l’eau, il y a une immersion qui fait que la connexion avec l’écosystème est encore plus forte. C’est comme si nous en venons à faire vraiment partie de l’écosystème.
Par exemple, quand il fait chaud, il fait 30 degrés, le soleil brille, ma séance de SUP yoga sera détoxifiante et relaxante due à la chaleur. Si le temps est plus venteux, plus brumeux, ce sera une expérience complètement différente, il faudra bouger beaucoup plus sur la planche pour rester au chaud. C’est vraiment la température de la journée qui détermine les bienfaits que m’apporte ma pratique sur l’eau. Une température chaude et humide sera synonyme d’une pratique détoxifiante et nettoyante.
L’eau est un élément de nettoyage, de renaissance, c’est très transformateur ! Parfois l’eau est transparente, parfois elle est plus noire. L’eau représente vraiment toutes les facettes de notre vie, un côté qui fait un peu plus peur et un côté plus doux.

© Sophie Corriveau
Comment s’initier au SUP yoga?
Il faut tout d’abord prendre son courage à deux mains et s’inscrire à un cours d’initiation au SUP Yoga! C’est très accessible pour tout le monde, mais il faut prendre le temps de bien s’initier.
C’est important de prendre un cours pour premièrement, se familiariser avec l’aspect de pagayer et être sur une planche sur l’eau, car la relation à l’eau est différente pour chacun, que nous soyons un yogi expérimenté ou non. La pratique du SUP yoga est une pratique multidimensionnelle qui sollicite tous les muscles stabilisateurs, dans un contexte que nous ne rencontrons pas sur la terre ferme. C’est pourquoi il est important aussi de s’initier aux techniques de pagaie pour être plus à l’aise sur l’eau.
Je recommande également de ne pas avoir d’attente au premier cours. Cela prend selon moi de cinq à six cours pour commencer à se sentir vraiment confortable et se laisser un peu emporter par la pratique. La clé c’est vraiment d’y aller étape par étape, de façon graduelle. Le SUP yoga est une expérience nouvelle hors d’un studio. Le fait simplement de s’asseoir en méditation sur notre planche est une expérience qui est très forte, nous flottons carrément sur un autre élément !
Quels sont tes lieux de prédilection pour pratiquer le SUP yoga?
Dans les Laurentides, j’adore le lac Raynaud ! C’est un petit lac où il n’y a pas de bateau à moteur dans le domaine St-Bernard. Les paysages sont magnifiques.
J’aime beaucoup le lac Mercier au Mont-Tremblant pour les couchers de soleil.
Lorsque je suis à Montréal, je rends visite à mes amis de chez KSF. À LaSalle, il y a un beau bassin d’eau duquel on peut voir la ville au loin.
Il y a aussi l’océan, que j’adore ! Je fais des retraites dans le coin de York, dans le Maine, à Montauk dans l’état de New York. Je pagaie aussi beaucoup sur l’île de Vancouver. Et aussi Hawaï, un endroit de rêve pour le SUP !
Nadia Bonenfant est ambassadrice Lolë et Taiga Board.
Bannière : © Isabelle Gadbois
]]>Enjoy !
What has meditation brought to your life?
Where do I begin! Meditation teaches me to see clearly, things I don’t normally see because I’m distracted, hiding, overlooking them, or running from them. It also gently reminds me how I take so much of this amazing life for granted. Everyday things like the breath or being able to walk are gifts that I tend to forget when I’m wrapped up in my own world. Yet, with sincere practice, I remember that they are indeed precious, and I don’t need to wait for an illness that threatens to take them away to remind me. With the help of meditation, I have also begun to see that the acceptance of who I am in this moment is a radical act of healing that is my birthright, and that no matter how many people tell me they love and accept me and think I am worthy, only I have that capacity to free myself of false beliefs right here in this moment. Meditation has also made me more compassionate, not just to myself but to others, too. In practice, I get to explore the intricate ways joy feels, or confusion, or having a strong opinion. I become so familiar with my experiences that when I’m faced with someone who is full of joy, I remember how it feels and can rejoice with them, or when someone has a strong opinion, I remember the hardening, protecting, controlling qualities, and I soften. Basically, it gives me permission to fully be me, which allows me to let others fully be themselves, too.

What food couldn’t you live without?
My mother’s pancit! Pancit is a traditional Filipino dish made of very thin rice noodles fried with soy sauce some citrus, and some variation of sliced meat and chopped vegetables. Every time I see her and for every holiday, I ask her to make some. Eating it reminds me of family holidays and special occasions, and brings up in me feelings of warmth and love.
In whose body would you like to reincarnate?
The still-living South Korean Buddhist nun, Jeong Kwan. I came to know her through her breathtaking episode on Netflix’s Chef’s Table (season 3, episode 1). Her days seem to be spent in quietude, something I’ve recently committed to with a drastically reduced teaching schedule, and her practice of Buddhism is seamlessly integrated into what she does daily, particularly as the monastery cook. According to her, “There is no difference between cooking and pursuing Buddha’s way.” I deeply admire her ability to see the magic of this practice in something we often take for granted, yet have numerous opportunities daily to revere it like she does – food.
Don’t miss Dawn at Expo Yoga 2018!
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